Les Mathes-La Palmyre - N°131 - Août/Septembre 2014

Entretenir la digue oui... mais juste à 30%

La municipalité a signé une convention pour la gestion et l’entretien du prolongement de la digue de la plage des Pins de Cordouan à condition que le Conseil général s’engage à participer à hauteur de 70 % aux éventuels travaux.

Au début de l’année, les tempêtes successives ont, une fois de plus, endommagé les ouvrages de défense contre la mer installés le long du littoral. Le Conseil général a répondu rapidement aux inquiétudes des communes touchées en engagent des travaux d’urgence et notamment aux abords de la plage des Pins de Cordouan. Un enrochement a été réalisé sur près de 120 mètres de long pour protéger les habitations situées en arrière, c’est-à-dire principalement les installations du Club Med. Ces travaux étaient alors chiffrés à 280 000 €. «La répartition étant de 50 % pour la commune et 50 % pour le Conseil général, explique Philippe Gadreau, le maire. Finalement, l’Etat a fini par trouver quelques sous. Cette somme a été donnée au Conseil général qui l’a redistribuée aux communes sinistrées. Concrètement, cela se traduit par une participation de la commune à un peu moins de 100 000 € contre les 140 000 € initialement prévus.»

Qui dit nouvelle protection dit gestion et entretien de la digue. Ainsi la commune a dû signer une nouvelle convention avec le Conseil général ayant pour objet la gestion administrative et technique de l’ouvrage de défense contre la mer, prolongé de 120 mètres. Une protection qui permet de lever le risque érosion marine inscrit dans le plan de prévention des risques naturels et qui frappe les secteurs UDb (village du Club Med) et Nr (plage des Pins de Cordouan). La commune s’est donc engagée, par cette convention, a assurer la protection de cet ouvrage à la condition d’obtenir du Conseil général une participation égale à 70 % de la dépense nécessaire à son entretien ou sa confortation. «Nous voulions, reprend le maire, que cet ouvrage soit pris en compte de la même façon que les autres protections et nous voulions avoir l’assurance que le Département continue à financer les travaux.» Logique puisque cette digue semble avoir été réalisée dans le seul but de protéger les installations du Club Med, propriété du Conseil général. «Dans un premier temps, complète Philippe Gadreau, nous avons, en effet, demandé que le Département prenne non seulement à sa charge la totalité des travaux, mais aussi la totalité des futurs travaux d’entretien et de confortement, estimant qu’il s’agissait de protéger un bien leur appartenant. Or, le Conseil général estime que cette digue n’a pas pour unique objectif de protéger le Club Med mais aussi la plage des Pins de Cordouan qui est accessible à tout le monde, d’où cette clé de répartition à 70 % et 30 %.»

Parallèlement, les élus ont lancé une consultation pour trouver un bureau d’études afin de réaliser un audit sur l’ensemble des ouvrages de protection de la commune. «L’objectif est de s’assurer que nos ouvrages sont en état de supporter de nouvelles tempêtes et dans le cas contraire d’évaluer les travaux de consolidation qui seraient alors nécessaires. Le passage de Xynthia a montré que les protections étaient solides mais à force de coups de boutoir répétés certaines tendent à se fragiliser.»

 

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