Sommaire du journal N°162 - Octobre/Novembre 2019

Chers lecteurs,

Aujourd’hui, on serait allé chercher un anglicisme plutôt que de puiser dans le latin pour qualifier une expression qui risque de fâcher. Ainsi le numerus clausus qui signifie littéralement en latin «nombre fermé». Il a été créé en 1971 pour limiter l’entrée des étudiants en fac de médecine, sous la pression conjointe des médecins soucieux de freiner la concurrence et des politiques qui voyaient là un bon moyen de diminuer les dépenses de la Sécu... Et les gouvernements qui se sont succédé jusqu’à aujourd’hui ont conservé ce numerus clausus qui a été jugé inhumain tant il a éliminé sans réorientation des milliers de jeunes et qui a contribué à l’«assèchement» actuel au point qu’on est allé chercher à travers l’Europe des médecins pour pallier le manque en France... «Gouverner, c’est prévoir», disait Thiers. Mais on semble avoir oublié aussi que l’espérance de vie a explosé et qu’on a gagné 14 ans depuis 1971 : 79,5 ans aujourd’hui pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes et que les besoins médicaux croissent évidemment avec l’âge.

Le gouvernement, confronté en outre à la surcharge des urgences, très liée au manque de généralistes, s’est attelé à la tâche et a décidé, entre autres sujets, de réformer dès la rentrée 2020 les entrées en fac de médecine.

Mais le mal est fait, il faut au moins huit ans pour former un médecin, et les communes et les communautés de communes se creusent la tête pour trouver des remplaçants à ceux qui partent à la retraite.

On lira, dans ce numéro, un reportage complet de Romain Asselin sur la Côte de Beauté, commune par commune. Edifiant !

Claude Fouchier

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