Sommaire du journal N°116 - Février/Mars 2012

 

Chers lecteurs,
 
Comment naviguer dans le millefeuille administratif ? Dans le cadre de la rénovation du front de mer à Saint-Georges-de-Didonne, conduite par le Conseil général de Charente-Maritime, la préfecture maritime se réveille deux ans après avoir reçu le dossier complet du Conseil général et demande au dernier moment – alors que les entreprises sont retenues et les marchés notifiés pour des travaux à la fin de ce mois – une enquête publique parce que le belvédère prévu empiète évidemment sur le domaine maritime. Ainsi, il aura fallu deux ans pour que les services du Département et ceux de l’Etat, pourtant rompus à ce genre d’exercice, accordent leurs violons. On peut légitimement se demander s’il n’y a pas une sourde lutte d’influence entre deux administrations qui défendent chacune leur pré carré, avec pour victimes impuissantes les entreprises qui étaient à pied d’œuvre et les Saint-Georgeais qui voient ainsi la rénovation repoussée en septembre.
 
Toujours à Saint-Georges, l’affaire de vente de ferrailles, qui avait eu pour conséquence la suspension d’un fonctionnaire communal, aura été une tempête dans un verre d’eau. Le tribunal administratif, avant le tribunal correctionnel qui doit se prononcer ces jours-ci, a estimé que les ventes de ferrailles, qui permettaient de financer quelques repas partagés entre employés et élus de la commune, «ne constituaient pas, même si ces pratiques sont illégales, des faits d’une gravité telle qu’elles puissent justifier la mesure de suspension prononcée». Il y a eu, là encore, un parfum de suspicion et de règlement de comptes qui reflétait une atmosphère délétère qui avait conduit le maire de Saint-Georges, Jean-Michel Renu, à démissionner en octobre 2009.
 
Fait rare : un commissaire enquêteur a émis un avis défavorable au plan local d’urbanisme présenté par la commune des Mathes. Il est vrai que le Département, la Chambre d’agriculture et même la CARA, la communauté d’agglomération, étaient contre. Tous reprochaient aux élus des Mathes d’avoir fait la part trop belle à l’urbanisation, raison qu’a retenue le commissaire enquêteur et qui a entraîné son avis défavorable. Au grand dam des élus et de certains propriétaires terriens dont l’un avait, à lui seul, cinq hectares à urbaniser ! Un pactole qui risque aujourd’hui d’être réduit à presque rien…
 
Claude Fouchier

 

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